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août, 2019

Violée par son médecin, la jeune femme vit très mal l’instruction, les dénégations du praticien et ses demandes réitérées de remise en liberté

OUEST FRANCE 27 juillet 2019

« Jeudi 26 juillet 2019, le cardiologue de Pontivy (Morbihan), placé en détention provisoire le 15 novembre 2018 pour viol a de nouveau présenté, devant la chambre de l’instruction de RENNES, une demande de remise en liberté. Pour la troisième fois.

Le médecin exerçant à Pontivy est soupçonné d’avoir violé une patiente, âgée de 21 ans. Il lui avait donné rendez-vous le 28 octobre, un samedi, dans son cabinet. Le praticien a reconnu lui avoir administré un médicament hypnotique pour la détendre avant un rapport sexuel, consenti, selon lui. La jeune femme n’est pas dans un état comateux.

D’autres témoignages

Depuis sa détention, d’autres patientes se sont manifestées auprès des gendarmes chargés de l’enquête. Elles ont décrit un comportement inapproprié, ors de consultation à son cabinet ou à l’hôpital où il exerçait également. Tutoiement, invitation à dîner ou à l’accompagner le week-end en séminaire, proposition de rendez-vous en tête à tête…

L’avocat général a évoqué quatre raisons pour le maintenir en détention. « Le risque de pressions sur les témoins, le risque de réitération, l’absence de garantie de représentation et le risque de fuite verse le Congo son pays d’origine, ainsi que le risque présent et exceptionnel de trouble à l’ordre public en sa qualité de médecin ». Des arguments contestés par ses avocats.

La Cour a suivi les réquisitions de l’avocat général et rejeté la demande de remise en liberté ».

 

Cette décision a été accueillie avec soulagement par la jeune femme victime que Me Louise AUBRET-LEBAS accompagne depuis le début dans cette procédure difficile.

Violées par leur oncle et grand-oncle, après 10 années de procédure, un soulagement énorme pour les victimes

OUEST FRANCE 2 JUILLET 2019

« 6 ans de prison pour avoir violé ses nièces. La Cour d’assises a condamné un homme de 74 ans pour des viols sur deux nièces, âgées à l’époque des faits de 8 et 15 ans.

Six années de prison et une interdiction de séjour dans le Morbihan durant dix ans. C’est la peine à laquelle a cour d’assises du Morbihan a condamné un ancien militaire de 74 ans au terme de trois jours de procès et de deux heures trente de délibéré.
Jean-Paul Valdenaire, qui sera aussi inscrit au fichier des délinquants sexuels, était jugé à huis clos, pour des viols aggravés et des agressions sexuelles sur une nièce et une petite-nièce. Les faits anciens, s’étaient déroulés entre 1994 et 1998 à Plouay et Kervignac alors que les victimes étaient âgées de 8 et 15 ans. Parmi les cinq victimes recensées, trois n’ont pas pu se porter partie civile, en raison de la prescription des faits.
L’avocat général avait requis une peine de 5 ans de prison, dont un an assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve et une interdiction de séjour de cinq ans.

« Un soulagement énorme »

Les jurés se sont montrés plus sévères, en reconnaissant l’accusé coupable de tous les faits qu’il n’avait cessé de nier. L’accusé qui comparaissait libre est resté impassible à l’énoncé du verdit, mais celui-ci a été accueilli avec beaucoup d’émotion du côté des victimes.

« C’est un soulagement énorme pour les parties civiles et leurs familles » souligne Louise AUBRET-LEBAS, l’avocate des deux nièces. « C’est l’aboutissement de dix ans de procédure et cela va leur permettre de se reconstruire »
Nicolas EMERIAU »

Nous voulons remercier et féliciter nos clientes pour leur courage et leur gentillesse tout au long de ce parcours judiciaire long et difficile. Leur présence et leur comportement devant la cour d’assises ont été exemplaires et je suis fière de les avoir accompagnées.

L’accusé a été condamné à les indemniser en leur versant la somme de 20 000€ chacune à titre de dommages et intérêts ainsi que 5 000€ pour chacune de leur parent.

Louise AUBRET-LEBAS